Nous sommes un collectif d'étudiants de l’École Supérieure d'Art d'Avignon (ESAA).

dimanche 12 mai 2013

Après Piss Christ ... pisse noir à Avignon. Chronique d'une violence ordinaire.

 
 
"Avignon, place Crillon, minuit et des brouettes. Toute la place est connue pour ses ambiances branchées, sa clientèle noctambule et friquée dont seulement quelques narines ne s’illuminent pas de cocaïne. Place Crillon, c’est le milieu de la nuit avignonnaise, la crème de la crème des soirées branchouilles. Nous ne connaissons pas vraiment, on se laisse tenter par l’établissement la Comédie, et entrons dans le bar bondé, parce que finalement, pour tout dire, on n’a jamais vraiment passé de soirée sur cette place. Direction le bar, commandes prises de quelconques rhum coca ou vodka pomme de mauvaise qualité, on trinque, discute, rigole, fait connaissance. La tendance ici c’est typé caucasien, bon un peu bronzé, à la limite, plutôt aux ultra-violets dans la mesure du possible, bien que quelques cinq-six profils nord-africains réussissent à se fondre et s’intégrer dans cette masse mêlées de costumes, robes courtes et talons. Une amie sort cependant totalement du lot : belle peau de camerounaise et dreads locks bien coiffées sur la tête, accessoires et tenue so chic qui entrent parfaitement dans les codes de la soirée qui se déroule. Dix minutes. C’est le temps total de la « bonne » partie de soirée dont nous avons pu profiter, après lesquels un acte d’une ignominie sans borne, aucune, est venu troubler cette prometteuse première dans le milieu Hype-Plus-Plus-Avignonnais. 
Le perturbateur ? Un homme, visiblement lucide, d’une quarantaine d’années, crâne rasé aux cheveux blonds naissants autour d’une légère calvitie, œil espiègle et rieur d’un bleu (ou vert ?) clair et limpide, masse imposante, peu bavard et accoutré d’un tee-shirt sur lequel s’étire sur tout le long de son buste bedonnant la marque Lonsdale  (dont on prêterait aux initiales du centre NSDA le sens de National Sozialistiche Deutsche Arbeiter, en référence au parti hitlérien). Après nous avoir regardé entrer et commander, c’est tout naturellement que monsieur a décidé brusquement de se soulager des quelques verres qu’il avait ingérés, non pas aux toilettes, libres et situées à un mètre de là, mais directement sur mon amie. C’est en sentant le jet chaud et liquide sur sa jambe qu’elle s’est retournée et a vu cet illuminé diriger son flot d’urine en sa direction. Se rendant  compte qu’on le voyait, il a ensuite rangé son engin comme un enfant cache ses bonbons, tout en bafouillant face aux invectives des deux-trois personnes interpellées par le ton montant. Explication des faits devant le serveur : il avait fait une petite blague, en fait « ce n’était que du coca », il avait juste fait croire avoir uriné sur sa jambe pour le fun ! Et ce tout en se glissant tranquillement vers la sortie, nous faisant face, sans être inquiété de quelque poursuite que ce soit, ayant même le temps de chuchoter un au revoir à son collègue resté tranquille à sa table.
Mon amie à la jambe souillée est restée abasourdie, moi aussi, prises d’angoisse, les yeux écarquillés vers le patron à qui nous demandions comment se faisait-il que ce genre d’acte se produise dans son bar, lui jurant que c’était effrayant. Réponse : « Moi je trouve que ce sont les gens qui prennent les autres de haut qui sont effrayants ! On l’a sorti ! –enfin il est sorti tout seul– et qu’est-ce que vous voulez qu’on fasse ?  Le taper ?!?» d’un air dédaigneux.  Pour cet individu aux manières étranges, seulement un  exaspéré « Ho tu fais chier ! », balancé en l’air en tout et pour tout, comme seule remontrance et punition. C’est à nous, en revanche, sidérées et tremblantes de la tête aux jambes, qu’on a finalement parlé, pour nous rassurer , dont le patron: « ho elle est choquée, mais elle est toute mignonne en plus ! Allez fais moi un sourire, et un vrai hein ! »/« Ouais c’est vrai que c’est pas correct, mais bon ! J’ai déjà vu des trucs pires ! » (Ah bon !?!)/« Ca va c’est rien, c’est de la pisse. Ca sert à rien de se rincer ! ». Bisous sur le front par-ci par-là d’individus sombrement inconnus n’ayant pas levé un petit doigt face au molosse, coupes de champagne offertes en guise de réparation, et relations soudainement amicales. Et personne pour corriger cet écart de civisme, et qu’il soit racial ou non, personne pour l’arrêter et lui dire qu’il a outrepassé les limites, qu’il a attenté contre la dignité d’un être humain, personne pour lui expliquer, de quelque manière que ce soit, verbale ou physique, que ces idées saugrenues ne sont pas les bienvenues et ne sont ni acceptées ni acceptables dans notre société. Non, parce que la société n’a pas moucheté face à cet homme, elle est restée là, a vaguement regardé, a ingéré, gobé cette violence extraordinaire, normalement, communément, et s’en est retournée vaquer à ses futiles occupations pseudo-festives. Puis la place s’est vidée vers les boîtes de nuit et soirées. Et nous nous étions là, seules, désorientées dans nos valeurs profondes."
 
 

vendredi 1 février 2013

Avignews, 1er février 2013 : Un rapport pointe "une insuffisance professionnelle" du directeur de l'Ecole d'art

Suspendu de ses fonctions à la direction de l'Ecole supérieure d'Art d'Avignon depuis le 18 septembre dernier (tout en ayant conservé son salaire de 4 000€/mois), Jean-Marc Ferrari devrait très bientôt refermer le chapitre de cette aventure. En effet le conseil d'administration présidée par Marie-Josée Roig a voté mardi soir afin d'engager une procédure pour le démettre définitivement de ses fonctions.

Une décision qui fait suite au rapport demandé par la Ville à ses services sur le fonctionnement de l'école. Un premier rapport de la mission du ministère de la Culture avait déjà pointé l'été dernier des carences et conclut à la suspension de ses fonctions après qu'une partie des élèves de l’École d’art se soit mobilisée réclamant déjà la démission de leur directeur.

"Un comportement autocratique"

Pendant deux mois donc, le directeur général adjoint des services de la Ville, Christian Berges, a étudié la capacité du directeur à assurer sa mission, en interrogeant le principal intéressé mais aussi des membres du personnel administratif et des enseignants, aussi bien du côté de ses partisans que de ses opposants.
L'enquête révèle des "carences dans la manière de servir" et "un comportement peu compatible avec la fonction et relevant de l'insuffisance professionnelle".
Au fil des témoignages recueillis, le DGS adjoint rapporte que bien que tous reconnaissent ses qualités d'artiste, ils pointent du doigt "un comportement autocratique", "un certain manque d'organisation" et des "capacités de gestionnaire et de fédérateur [qui] semblent largement faire défaut".

Des intervenants peu présents mais très bien rémunérés

Le rapport fait état également d'emplois qui pourraient être qualifiés de "complaisants quand on compare les rémunérations perçues aux prestations réalisées", indique M. Berges, évoquant des CDD conclus avec 4 intervenants/enseignants, dont la dépense totale de leurs services s'élèvait à plus de 76 000 € par an pour "une présence très épisodique dans l'école" selon les témoignages.
Dernier point d'enquête: des frais de restauration "à l'utilité pour le moins contestable" s'élevant à 1 070,50€ pour 14 repas dans la période du 29 juin au 18 juillet 2011 " à un moment où l'établissement d'enseignement est fermé et ses locaux occupés par le festival". M. Ferrari a expliqué au DGS que c'était un travail de relations publiques avec des personnalités issues du monde la culture. Mais celui-ci n'a pas été convaincu de ces explications, car "certaines de ces factures ne présentent pas de lien direct avec l'intérêt de l'école".
Et de conclure que tout ceci constitue "des éléments fautifs justifiant une procédure disciplinaire et une sanction de niveau 4".
La balle est désormais dans le camp de Jean-Marc Ferrari qui se refuse pour l'instant à tout commentaire n'ayant pas encore eu connaissance des conclusions de ce rapport. Plusieurs choix s'offrent à lui : contester ce rapport, donner sa démission ou bien faire valoir ses droits à la retraite...

http://www.citylocalnews.com/avignon/2013/02/01/avignon-un-rapport-pointe-une-insuffisance-professionnelle-du-directeur-de-l-ecole-d-art

Vaucluse Matin, 1er février 2013


mercredi 30 janvier 2013

 

 

« Solidaires Étudiant-e-s – Syndicats de Luttes »

Pour un syndicalisme étudiant de luttes

 




Pour un syndicalisme étudiant de luttes, « Solidaires Étudiant-e-s – Syndicats de Luttes » est né !

En ce dernier week-end de janvier 2013, se sont réunis des syndicats de lutte étudiants, membres de la « Fédération Syndicale Étudiante », de la « Fédération Étudiante des Syndicat Sud Étudiant » et des syndicats autonomes pour discuter de la fondation dʼune nouvelle organisation étudiante de Luttes. Lors des ces discussions, nous avons abordé les transformations profondes dans lʼEnseignement Supérieur en termes de structures et de pédagogie, mais aussi le fait que nous sommes confronté-e-s au renforcement de la sélection sociale, à l'augmentation des frais dʼinscriptions, des prix du Crous dans les logements et les restaurants universitaires, au développement de politiques racistes contre les étudiant-es étranger-es. Cʼest pourquoi nous nous sommes réunis pour être actrices et acteurs dʼune résistance et dʼoffensives pour construire un Enseignement Supérieur accessible à tou-te-s (Public et Gratuit) et critique (Libéré des besoins des autres – Entreprises, État, Idéologie capitaliste et libérale). Même si nous sommes issus dʼhistoires différentes, nous partageons des constats et des moyens de luttes et il nous semblait impossible de perpétuer cette division à lʼintérieur du syndicalisme de lutte, surtout à lʼheure où beaucoup voudrait nous voir disparaitre. Nous avons donc dissous nos fédérations respectives et choisi de nous appeler « Solidaires Étudiant-e-s – Syndicats de luttes ». Cʼest la richesse et la pluralité de nos histoires actualisées dans ce nouveau syndicat qui font notre force.

Syndicats au pluriel car nous sommes sur le terrain et lʼautonomie des syndicats permet une adéquation à ce terrain. Nous nous coordonnons entre nous et refusons les ordres et les directions nationales.

Luttes au pluriel, car les luttes sont diverses, multiples dans leurs formes, que nous sommes partie prenante des luttes hors des lieux dʼétudes mais aussi parce que nous importons des luttes dans les lieux dʼétudes notamment sur les questions écologiques, féministes, anti-impérialistes ou racistes.

Étudiant-e-s car l'Étudiant nʼest pas un concept universel. Les étudiant-e-s sont divers dans leur genre et leur sexe, dans leur condition sociale, dans leur choix dʼétudes, dans leur âge. Cette nouvelle fédération se donne pour objectif de rassembler tou-te-s les étudiant-e-s quʼils-elles soient en BTS, Écoles, Universités, au début de leurs études ou doctorant-e-s, « Solidaires Étudiant-e-s » travaillera à devenir le lieu de rassemblement de tou-te-s les travailleurs-ses en formation.

Enfin Solidaires car nous avons voté lʼadhésion à lʼUnion Syndicale Solidaires, cʼest-à-dire le choix dʼun travail interprofessionnel. Ce travail est à la fois notre volonté dʼêtre au côté des salarié-e-s dans leurs combats, mais aussi la nécessité de faire entendre notre combat dʼétudiant-e-s aux salarié-e-s.
Dès à présent, « Solidaires Étudiant-e-s – Syndicats de Luttes » sʼinvestira dans la lutte sur la nouvelle Loi dʼAutonomie, simulacre de lʼancienne LRU, les luttes contre la précarité dans lʼEnseignement supérieur mais aussi dans un travail sur les Accords Medef – Syndicats, qui sont une destruction des droits des travailleurs-ses et aux côtés des salarié-e-s en luttes dans les entreprises qui licencient.

Seules les Luttes payent ! 
Rejoignez les Syndicats de Luttes !

Le 28 janvier 2013

Solidaires Étudiant-e-s , 
25/27 rue des Envierges , 75020 Paris
Porte-parolat : 06 86 80 24 45 
www.sud-etudiant.org , sud-etudiant@sud-etudiant.org
Contact de la fédération : 06 86 80 24 45


lundi 21 janvier 2013

Les étudiants en lutte de l'ESAA sont invité à parler lors d'un colloque au Sénat.


1982-2013 

30 ans de création dirigée par l’Etat

Constat, Conséquences et Perspectives





L’exposé des faits et le débat porteront sur le bilan d’une politique qui considère nécessaire et bonne la direction étatique de la création par les CNAC, FRAC, DRAC, etc., institutions crées en quelques mois entre la fin de l’année 1982 et le début de l’année 1983.




Dix ans après sa mise en place, Marc Fumaroli dans « l’Etat Culturel » fait un état des lieux qui marque les esprits. Vingt ans après un colloque au Sénat, Art’Senat 2003, reprend et actualise cette analyse. Qu’en est-il aujourd’hui trente ans après ? Peut-on mettre en doute une telle orientation, si particulière à la France, unique au monde dans un pays libéral ?



Cette journée a ceci d’exceptionnel et rare, elle donne la parole à des acteurs du milieu de l’art non liés à l’Etat. Les assistants à ce colloque : politiques, journalistes, acteurs de la vie artistique, historiens d’art, sociologues, auront la possibilité de juger par eux-mêmes leur « contre-expertise » face à « l’expertise » que revendiquent les « inspecteurs de la création », qui sont aussi les régents, les théoriciens, les commissaires d’expositions, et par conséquent les juges uniques de la création d’aujourd’hui.

Tout le long de cette année l’anniversaire de ces Institutions régentes de la création en France seront célébrés. Chacune fera le bilan officiel de ses « réussites » et, comme de coutume, l’auto-critique de ses « dysfonctionnements » dans le but de les améliorer encore.

Ce colloque s’attachera donc à évoquer le point de vue exclu de la célébration officielle en examinant son caractère utopique, ses conséquences perverses et la terre brûlée autour.



Introduction

Les trente ans du Ministère de la Création 
par Aude de Kerros, 20mn




Graveur, essayiste, auteur de « L’Art Caché » Ed. Eyrolles, « Sacré Art Contemporain », Ed. J.C. Godefroy, etc.





Méconnaissance de l’analyse cultivée du système français

Par Laurent Danchin 10mn
Historien d’art et commissaire d’exposition




COMMUNICATIONS ET DÉBATS

Modérateur : Christine Sourgins


La concurrence déloyale faite au privé et aux autres réseaux

Par Rémy Aron

Peintre, directeur de la Maison des Artistes

Une gouvernance sans contrôle ni contrepouvoirs

Par Ariane Warlin

Journaliste, auteur « La face Cachée du Louvre » Ed X et du rapport Warlin dans Defi Culturel


Quelques propositions pragmatiques

Raphaël Jodeau,

Président de Défi Culturel




La relégation des peintres –Une histoire méconnue

Par Marie Sallantin,

Peintre essayiste, Présidente de « Face à l’Art », auteur de
« Les années noires de la Peinture – 30 ans de création dirigée par l’Etat »






Vacuité de l’enseignement de l’art : La révolte d’Avignon

Par Margaux Berry,

Membre du collectif étudiant





Légitimité de l’intervention d’un Etat démocratique dans le secteur culturel

Par Roland Lienhardt

Avocat, Président du site Nodula consacré aux problèmes juridiques dans le domaine de la création.





Conclusion

Christine Sourgins

Essayiste, Historienne d’Art, auteur des « Mirages de l’Art Contemporain








Les communications sont suivies d’un débat















lundi 26 novembre 2012

Lettre ouverte à Emmanuel Guez

                               




Monsieur Guez.

Dans notre tract du 15 novembre 2012, nous vous avons demandé d'organiser une réunion publique afin que vous clarifiez de nombreux points concernant l'avenir de l'ESAA, en tant que personne engagée pour écrire le nouveau projet d'école.

En effet, de nombreux échos et rumeurs circulent au sein de l'établissement : lors de la réunion que vous avez organisé avec les délégués le 5 novembre, vous avez parlé d'un projet d'établissement. D'après les professeurs qui nous en parlent, au cours des réunions que vous faites avec eux, vous parlez d'un tout autre projet.

Votre crédo semble être la transparence totale. Nous vous demandons donc une fois de plus d'organiser une réunion où seront invités tous les étudiants et enseignants de l'ESAA afin que nous ayons tous le même son de cloche. Nous en profiterons également pour vous poser des questions concernant le déménagement de l'école, puisqu'un flou « artistique » semble régner autour.

Si votre administration reste sourde à notre demande, nous nous chargerons d'organiser cette réunion. Nous avons nous aussi une passion dévorante pour la transparence totale.

Cordialement,

SUD Étudiant ESAA

jeudi 15 novembre 2012

Rentrée à l'ESAA : premier bilan

Chers étudiants de l'ESAA.

Comme vous le savez, nous nous sommes employés l'été dernier à rétablir une certaine équité au sein de l'école, notamment en mettant les pouvoirs publics face à leurs responsabilités et en les obligeant à mettre un terme à l'ancien système. Depuis, l'ESAA va vers le mieux, mais tout n'est pas réglé, loin de là ! Voici quelques exemples de dysfonctionnements flagrants :

  • Le nouveau système de pointage pour entrer à l'école nous semble vain et absurde. L'administration de l'école met en avant des raisons de sécurité et la nécessité de comptabiliser les absences, or nous aimerions insister sur deux points : nous sommes adultes et responsables, et dans un établissement d'enseignement supérieur, c'est un principe infantilisant (faut-il faire des petites croix pour entrer à la fac d'Avignon ?). De plus, la raison de sécurité avancée par l'administration est caduque, du simple fait que si un étudiant oubliait ou refusait de signer, cela insinue qu'en cas d'incendie, c'est de sa faute s'il n'est pas évacué. Les professeurs et autres personnels de l'école font-ils eux aussi des petites croix ? Nous vous invitons donc à refuser catégoriquement de signer à l'entrée de l'école, sauf si vous sortez un disque et qu'on vous demande un autographe.
  • Autre problème, les frais d'inscription : c'est le CROUS qui gère administrativement les bourses, mais c'est la DRAC qui est censée donner les sous, DRAC qui nous fait croire qu'elle n'a pas le financement, et les étudiants ayant l'échelon 0 attendent toujours leur remboursement de l'année dernière. De plus, l'administration nous a dit que cette année, absolument personne ne serait remboursé pour les frais d'inscription. Mais le fond du problème est nettement plus grave : l'un des devoirs de l’État est de donner à chaque étudiant la possibilité de faire ses études dans de bonnes conditions, d'où la création du CROUS. Dans l'enseignement supérieur, tout étudiant boursier doit voir ses frais d'inscription exemptés, et pas seulement les étudiants bénéficiant de l'échelon 0. Nous vous invitons donc à entrer en contact avec nous afin d'écrire une lettre ouverte commune à la DRAC et au CROUS.
  • Nous avons pointé de nombreux autres dysfonctionnements, qui feront l'objet dans les semaines à venir d'autres tracts et lettres ouvertes à l'administration de l'ESAA et aux autorités publiques. Si vous avez à faire face à quelque problème que ce soit, n'hésitez pas à nous appeler ou à nous écrire.

Nous finirons par une proposition que nous faisons à l'ensemble des acteurs de l'ESAA : Emmanuel Guez, en charge de l'écriture du nouveau projet d'établissement, a organisé une petite réunion avec les délégués pour leur parler de sa vision de l'avenir de notre école. Nous pensons qu'il est important que son projet soit présenté à l'ensemble des enseignants et élèves de l'ESAA, et nous demandons donc à l'administration d'organiser une réunion commune afin que Monsieur Guez puisse exposer son projet à tous et afin que chacun puisse donner son avis. Cette réunion serait organisée dans un but de transparence totale.

SUD Étudiant ESAA

Hélène : 06 85 87 61 51 Mathilde : 06 77 96 41 25 Laurent : 06 19 61 17 45
sudetudiant.esaa@gmail.com
www.esa-avignon.fr/

mercredi 10 octobre 2012

Tract à destination de tous les étudiants en art

POUR UN ENSEIGNEMENT EN ÉCOLE D'ART



Ces quatre derniers mois, l'École Supérieure d'art d'Avignon a été le centre d'un conflit social très dur, nous opposant à notre désormais ex-directeur. Tout au long de cette lutte, de nombreux points très importants ont été soulevés : dysfonctionnements administratifs, déménagement sans avoir de nouveaux locaux, harcèlement moral, harcèlement physique, clientélisme, pédagogie inexistante...

Plus notre mouvement faisait de bruit, plus nous recevions de mails et de coups de téléphone d'étudiants d'autres écoles d'art, nous parlant de ce qui leur arrive chez eux.

Le constat est accablant, toutes les écoles d'art souffrent des mêmes problèmes.

En quatre mois notre collectif de lutte à montré que même en étant peu nombreux, il suffit d'avoir de la volonté pour renverser la vapeur.

N'en restons pas là nous n'avons pas fait le ménage dans notre école pour laisser toutes les autres pourrir. Il nous semble en effet inutile de nettoyer le sol si le plafond est troué.

Il est temps pour nous, étudiants en art, de se fédérer pour avancer !

L'art est dans l'impasse, à la fois contenant et contenu, il est devenu un marché et une marchandise. Son enseignement doit-il être une simple mise en rayon ?

En vue d'un congrès national, nous vous proposons d'en parler, de vous positionner, et de nous contacter pour ouvrir le débat !

Pour vous renseigner sur nos actions : www.esa-avignon.fr

Collectif des étudiants en lutte de l’École Supérieure d'Art d'Avignon, avec le soutien de SUD Étudiant Vaucluse

Laurent : 0619611745

Hélène : 0685876151

Zoë : 0676488214

Mathilde : 0677964125

Pauline : 0683690253

sudetudiant.esaa@gmail.com



ps : ci-dessous, le tract mis en page, si jamais il vous prend l'envie de l'imprimer et de le diffuser de votre côté de la main à la main.


lundi 8 octobre 2012

Communiqué de Max Rieux, conseiller municipal Front de Gauche

 EPCC école d’Art, position de Mme la Maire présidente de l’EPCC

Ce communiqué n’a pas pour objet spécifiquement le projet mais la position et les propos tenus publiquement en séance du CM du samedi 6 Oct 2012 .

Lors de cette séance, on aurait pu s’attendre de la part de Madame le Maire, Présidente du CA, à une certaine distance, à de la neutralité dans le dossier compliqué dans ses divers aspects (projets, direction, judiciaires, pédagogiques, transition).

Et bien pas du tout, Mme le Maire, Présidente du CA, a pris défense et parti publiquement pour le directeur suspendu, Jean-Marc Ferrari; qu’elle affirme vouloir protéger et mettre à l’abri , sans que celui-ci ne soit responsable de rien ! Elle accuse même le syndicat SUD d’être composé de quasi voyous, de harceleurs, de gens menaçants, etc... Elle affirme aussi que les étudiants contestataires sont des "nullos",aigris par leur échec et contestataires par rétorsion .

Bien entendu, Madame Roig n'évoque jamais les affaires judiciaires en cours (deux plaintes pour harcèlement sexuel, une plainte pour harcèlement moral), fondées sur ne nombreux témoignages et plaintes, et semblant impliquer le pouvoir dans cette école d’Art.

Je désavoue donc totalement les propos de Madame Roig, ainsi que sa sortie de la route de la neutralité dans ce dossier.

La justice va passer, les mesures conservatoires sont prises ; déjà, des avancées ont été obtenues par les étudiants. Que le combat social, syndical, contestataire, ne soit pas du gout de Madame Roig,  c’est une chose, mais le soutien explicite pour l’ex-pouvoir de l’école en est une autre, tout comme la tentative de déstabilisation de l’action syndicale et revendicative.

Communiqué de soutien de SUD Culture Solidaires

Sud Culture Solidaires soutient la lutte des étudiant-es de l’École Supérieure d'Art d'Avignon (ESAA)

Le directeur «écarté »

C'est avec satisfaction que nous prenons acte de la suspension, par le Préfet et la présidente de l'école d’art, du directeur de l’Ecole Supérieure d’Art d’Avignon (ESAA).

Cette décision, prise après concertation avec des hauts fonctionnaires de l’État (Ministère de la Culture, direction régionale des affaires culturelles), de la Ville d’Avignon et la médiation avec la ministre de la Culture et de la Communication a permis d'écarter le sulfureux directeur de l'ESAA.

Un déménagement de l'école d'art précipité !

La convention signée par la mairie d'Avignon avec la collection Lambert précise que la libération des locaux est fixée à juillet 2014. Pourquoi alors avoir précipité le déménagement de l'école dès juillet 2013 dans des préfabriqués de l'école d'infirmières qui serviront de locaux provisoires et temporaires durant deux ans.

Cette hâte à engager les travaux d’extension de la collection Lambert, alors qu'il n'y a pas véritablement urgence, et l’accélération d’un déménagement hâtif des personnels, enseignante-s, étudiant-e-s dans des « préfabriqués » peuvent «paraître douteuse aux yeux des étudiante-s comme à ceux des enseignant-e-s ».

Aurélie Filippetti a assuré au comité technique ministériel qu'elle entendait mettre en place un agenda social. Voilà l'occasion de concrétiser ses propos en engageant rapidement un véritable dialogue social.

Peu d'informations circulent sur le projet. D'ici 2014, l'école d'art doit être reconstruite près de la FabricA, et la désignation de l'architecte est prévue le 5 Octobre. Il est impératif que le projet choisi soit communiqué au conseil d'administration de l'ESAA ainsi qu’à l’ensemble des organisations syndicales.

Quel avenir pour l'école d'art?

De nombreuses questions restent posées, des engagements indispensables doivent être pris pour une rentrée apaisée dans des conditions stables et optimum :

*Réintégration des représentant-es étudiant-es écarté-es par le directeur à l'automne 2011 de la commission d'orientation et d'accès au second cycle.
*Passage en second cycle de tous les étudiant-es de L3 diplômé-es.
*Refus d'une nouvelle commission1.
*Élaboration d'une définition claire et précise des modalités d'admission en second
cycle pour les prochaines années2.
*Réintégration sans condition de TOUS-TES les étudiant-es évincé-es,
*Renvoi par le C.A. du directeur « écarté » pour tous ses manquements et ses abus qui ont marqué sa gestion.
*Nomination sur Appel à projet par le C.A. d'un nouveau directeur qui devra être extérieur à l'ESAA et à la ville d'Avignon.
*Information auprès des membres du C.A. du coût financier des procédures juridiques de l'ex directeur qui ont du être supportées par L'ESAA.3
*Mise en place d'un véritable projet d'établissement élaboré dans le cadre d'une concertation juste et démocratique avec les différents acteurs de l'école.
*Réelle mise à plat du fonctionnement de l'ensemble de l'école.
*Communication des conclusions du rapport de l’inspection et de la mission de médiation.
*Respect de la date butoir de libération des locaux fixée à juillet 2014 (convention signée par la mairie d'Avignon et non à l'été 2013)
*Communication du calendrier prévisionnel du déménagement de l’école et garanties sur les conditions de qualité dans l’intervalle qui précèdera la construction du nouveau bâtiment sur le site de l’ancien collège Paul Giéra.


Il est impératif que le rendez vous prévu le 1er octobre entre le préfet, SUD Éducation 84 et des représentants des étudiant-es, ainsi que la réunion du prochain conseil d’administration extraordinaire du 3 octobre permettent d’obtenir des réponses sur l’ensemble des revendications.

Sud Culture Solidaires soutient l’ensemble de ces exigences ainsi que les actions prévues dés la rentrée le 8 octobre si celles-ci n'étaient pas satisfaites

SUD Culture Solidaires, le 30 Septembre 2012

1 « le représentant des étudiant-es convoqué dans cette instance n'étant pas légitime »
2 Rapport AERES 2010: Points faibles : « Organisation pédagogique à préciser »
3 La justice a tranché sur l'affaire du blog, en reconnaissant un abus de pouvoir du directeur et condamne l'école aux dépens et à verser 1500 euros au syndicat.

mercredi 3 octobre 2012

Après le procès, après la suspension de Ferrari, une troisième victoire !

Après quatre mois à faire la sourde oreille, l'ESAA a enfin fini par reconnaître l'invalidité de la commission de mai dernier et a organisé une commission exceptionnelle.
Trois étudiants exclus en mai ont été admis par cette dernière. Ce n'est que justice pour eux. 

Hélas, par la faute du déni de l'école, douze autres étudiants refusés en second cycle dans les mêmes conditions ont simplement été découragés et n'ont pas candidaté. Certains ont trouvé en urgence une formation qui les intéresse moins, d'autres ont tout bonnement arrêté leurs études. Dommages aujourd'hui irréparables et qui auraient pu être évités si les autorités publiques avaient porté plus d'intérêt à la parole du personnel et des usagers de l'école.



Procès verbal.

La Marseillaise, 3 octobre 2012




mardi 2 octobre 2012

ML Actu, 1er octobre 2012


Ecole d’Art d’Avignon : « Aujourd’hui le préfet nous confirme, Ferrari, c’est fini »


Le conflit qui agite l’Ecole d’Art d’Avignon depuis 4 mois, opposant les étudiants et Sud Education au directeur de l’établissement Jean-Marc Ferrari, semble s’apaiser. Après des semaines de mobilisation, ce dernier a été suspendu de ses fonctions le 18 septembre, une suspension « qui nous a été confirmée aujourd’hui par le nouveau préfet » nous informent les représentants du syndicat, reçus avec des étudiants ce lundi 1er octobre à la préfecture. Se disant « enfin écoutés », ils suspendent les projets de rassemblement et de blocage de l’Ecole pour la rentrée.

« Nous sommes très satisfaits, d’abord d’avoir un nouvel interlocuteur qui nous reçoit quand on lui demande. Lui, il va œuvrer pour que les choses évoluent ». Jacques Maire, co-secrétaire de Sud Education 84, sort à peine de l’entrevue avec Yannick Blanc, le nouveau préfet du Vaucluse, et à l’écouter échanger avec ses collègues et les étudiants, le soulagement semble de mise. Il faut dire que les relations avec le précédent représentant de l’Etat, François Burdeyron, étaient des plus tendues. « Là, c’est un autre personnage, il est à l’écoute, on a posé beaucoup de questions, on a reçu quelques réponses, les autres devraient arriver. »  Parmi elles, une en particulier les réjouit, et pas des moindres : « On l’a interrogé sur l’après Ferrari. C’est bon, c’est sûr, il ne reviendra pas. Le préfet nous a confirmé qu’une nouvelle direction serait recrutée à la fin de l’année. La grande nouvelle du jour, c’est l’officialisation par le préfet que Ferrari, c’est fini, et le système Ferrari avec ! ». Un départ réclamé depuis le début du conflit par les élèves mobilisés et le syndicat.
Ecoutez les réactions à la sortie de la réunion avec le nouveau Préfet du Vaucluse :


Ecole d’Art d’Avignon, « Aujourd’hui le Préfet confirme : Ferrari, c’est fini » from ML Actu.fr on Vimeo. Laurent, étudiant de l’Ecole qui ignore encore s’il passe en 2nd cycle pour cette rentrée (dans moins d’une semaine) se dit quant à lui soulagé, « je n’aurai plus de copines qui viendront me raconter qu’elles ont été harcelées par le directeur, ça y est, c’est fini ». Car le conflit à l’ESAA est complexe, portant à la fois sur des dysfonctionnements au sein de l’établissement, au Conseil d’Administration, dans l’organisation même de l’école et sur le passage de certains élèves en cycle supérieur ; mais il est aussi question de plaintes déposées pour harcèlements sexuels et moraux à l’encontre de Jean-Marc Ferrari, en poste depuis 18 ans. « Le nouveau préfet s’est engagé à corriger tout ce qui se passe mal à l’école mais des changements concrets et importants doivent avoir lieu, avec des problèmes actuels comme l’absence de démocratie et de règlement intérieur ou la précarisation du personnel. Il faut plus de transparence et de collégialité, stopper les abus de pouvoir » nous explique Pierre Jourlin, co-secrétaire du Sud Education 84. Le 18 septembre dernier, date à laquelle le directeur de l’établissement était suspendu « dans l’intérêt du service mais aussi de son propre intérêt », l’organisation d’un prochain Conseil d’Administration extraordinaire était aussi annoncée. Il aura lieu demain, mercredi 3 octobre, « afin de prendre des dispositions avant la rentrée des étudiants, relatives à la gouvernance de l’école et à son fonctionnement ». Jointe par téléphone, la préfecture nous a fait savoir que Yannick Blanc ne ferait pas de communication sur l’Ecole d’Art avant cette réunion. La rentrée, initialement prévue le 1er octobre, est reportée au début de la semaine prochaine afin de permettre la tenue de ce nouveau CA extraordinaire. Si, avant le rendez-vous avec le préfet ce lundi, le syndicat et les étudiants affirmaient « n’avoir aucune confiance dans ce CA », prévoyant même un rassemblement le jour même, les choses ont depuis évolué. « C’est vrai, on avait prévu une action mais au vu de l’entretien avec le préfet qui a pris des engagements fermes, on va réfléchir, revoir tout ça. Le blocage le 8 octobre pour la rentrée est suspendu aussi, mais maintenant on veut du concret, des décisions officielles et publiques. Si tout ce qu’il nous a dit n’est pas effectif, on reprendra la lutte » prévient Pierre Jourlin. La rentrée des classes devrait donc être plus calme que prévue, mais les étudiants l’affirment, ils ne baisseront pas la garde tant que l’organisation de leur école ne sera pas entièrement revue et modifiée. Maud Fontanel